Investissements durables : Bruxelles presse les États africains d’agir
Convaincu que l’Afrique dispose de tous les atouts pour accélérer sa croissance, l’ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun, Jean-Marc Châtaigner, a appelé les États à améliorer le climat des affaires afin de susciter des investissements durables, à l’ouverture de la 2ᵉ édition du « Cameroon-UE Business Week », le 16 juin à Yaoundé.

« L’Afrique a tout pour démultiplier sa croissance économique ». La formule est signée de l’ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun, Jean-Marc Châtaigner. Prononcée le 16 juin à Yaoundé, lors de l’ouverture de la deuxième édition du « Cameroon-UE Business Week », elle résume la conviction européenne : le continent dispose des ressources, des marchés et de la démographie nécessaires pour changer d’échelle économique.
Co-présidant la cérémonie d’ouverture, le diplomate européen a dressé un constat presque paradoxal. L’Afrique concentre un immense potentiel, tandis que les investisseurs, eux, continuent souvent d’avancer avec prudence. Une hésitation qui, selon lui, ne tient pas tant à l’absence d’opportunités qu’aux conditions dans lesquelles celles-ci doivent être exploitées.
Cameroun
Présenté comme un pôle stratégique en Afrique centrale, le pays n’échappe pas à cette équation. Entre sa position géographique, son tissu entrepreneurial et la diversité de ses ressources, le pays possède plusieurs cartes à jouer. Encore faut-il, a souligné Jean-Marc Châtaigner, créer un environnement capable de rassurer et d’attirer les capitaux sur le long terme.
Le message adressé aux pouvoirs publics est clair : l’investissement durable ne prospère pas dans l’incertitude. Il exige des cadres institutionnels solides, des règles stables et un climat des affaires suffisamment lisible pour convaincre les entreprises de miser sur l’avenir plutôt que sur des coups ponctuels.
Derrière cette invitation à réformer, l’Union européenne réaffirme aussi son ambition de renforcer sa présence économique sur le continent. Dans un contexte marqué par une concurrence accrue entre grandes puissances et une bataille mondiale pour les marchés émergents, Bruxelles entend consolider ses liens avec les économies africaines.
La deuxième édition du « Cameroon-UE Business Week » se veut justement une plateforme de dialogue entre les entreprises européennes et camerounaises, avec en toile de fond la volonté d’encourager les investissements, les transferts de compétences et les partenariats durables.
Car, au fond, l’équation semble simple. L’Afrique possède les atouts. Les investisseurs disposent des capitaux. Entre les deux, il reste à bâtir cette denrée parfois plus rare que les ressources naturelles : la confiance. Et dans la compétition mondiale actuelle, les pays capables d’offrir cette confiance pourraient bien rafler la mise.
Ongoung Zong Bella



