Rose Mbah Acha Fomundam

Elle sort le carnet de contrôle. Le 17 septembre dernier, la ministre déléguée à la Présidence chargée du Contrôle supérieur de l’État, également présidente du Conseil de discipline budgétaire et financière, a convoqué neuf responsables municipaux, dont huit maires en exercice et un ancien maire, pour une « affaire très urgente ».

Le décor est planté : bâtiment B du CONSUPE, deuxième étage, porte B203, face au Parquet administratif de Yaoundé. Cette fois, les fauteuils municipaux prennent un peu moins leurs aises. Dans les communes concernées, dossiers, pièces comptables et justificatifs sont appelés à parler. Mais attention au raccourci : une convocation n’est pas une condamnation. Le communiqué ne précise d’ailleurs pas les faits reprochés aux intéressés.
Rose Fomundam installe ainsi le contrôle au cœur de la gestion locale. Marchés, finances, patrimoine : les comptes municipaux peuvent désormais être passés au peigne fin. Pour les gestionnaires indélicats, si irrégularités il y a, la saison des écritures à huis clos pourrait devenir moins confortable. Sous la lampe du CONSUPE, les chiffres ont cette fâcheuse habitude : ils laissent des traces.



