Souley Onohiolo

Le suspense aura duré plus de huit mois. Fidèle à sa promesse de ne plus se raser avant l’annonce d’un remaniement gouvernemental, le journaliste du quotidien à capitaux privés

Le Messager a finalement rangé son pari au vestiaire en fin de semaine dernière. Ce ne sont ni les décrets ni les communiqués officiels qui ont eu le dernier mot, mais une barbe devenue trop éloquente et des cheveux qui semblaient défiler plus vite que l’actualité politique. À défaut d’avoir vu tomber un gouvernement, les ciseaux ont donc fait tomber les mèches. L’épisode prête à sourire, mais il raconte aussi, avec une pointe d’ironie, l’étrange élasticité du temps politique. Pendant que les spéculations s’allongeaient, la chevelure, elle, écrivait son propre calendrier. Le remaniement, lui, reste attendu ; la barbe, en revanche, appartient désormais à l’histoire des paris les plus patients de la scène médiatique camerounaise.



