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Yaoundé : terre de la photographie africaine contemporaine et classique

La capitale politique abrite la deuxième édition du festival international de photographies (Photofest). L’occasion est donnée aux acteurs de défendre l’histoire africaine et de la conserver pour la postérité.

Cérémonie d’ouverture du festival international de photographies de Yaoundé au Musée national.

Le 3è Art s’exprime en toute beauté au Musée national de Yaoundé. Les participants venus de la Tunisie, Congo-Brazzaville, Mali et du Cameroun ont une idée commune : « mettre en lumière la création photographique africaine, contemporaine et classique », lâche Fabrice Ngon, le promoteur du festival international de photographies (Photofest). La deuxième édition du photofest de Yaoundé qui se tient du 25 au 28 juin 2026, l’on y découvre les jeunes artistes épris de la photographie, les échanges sont riches à travers les masterclass. « Il a une portée particulière, celle d’une scène artistique locale qui est reconnue comme un véritable lieu de production, d’expérimentation et de création. Le festival contribue à cette dynamique locale en favorisant son inscription dans un dialogue artistique international. C’est un lieu de découverte, d’imagination et de création et qui permet aux artistes participant d’échanger et de repartir avec une vision renouvelée sur le continent africain », explique Ikam Ben Brahim, directrice artistique du festival, docteur en Sciences et techniques des Arts universitaires (Université de Sousse en Tunisie). Le fil conducteur du photofest de Yaoundé s’articule sur le thème :« L’Afrique en mouvance ». Selon l’interlocutrice, le thème révèle l’union d’un continent en perpétuel évolution où la photographie redéfinit « les perceptions de l’Afrique sur la scène mondiale, en encourageant le regard renouvelé sur les multiples réalités africaines et la pluralité des cultures, l’Afrique bouge dans ses imaginaires, ses scènes culturelles, ses technologies et aussi dans la façon de transmettre et de réinventer ».

La particularité de l’acte 2 du photofest de Yaoundé est qu’elle repose sur deux propositions pluratoriale structurée autour de deux manifestations artistiques. L’exposition in qui est réserve aux artistes du continent et qui met en exergue des écritures visuelles encrées dans les territoires, les expériences, les imaginaires, les réalités africaines, il y a aussi l’exposition off en tant qu’une ouverture créatrice qui permet découvrir les pratiques contemporaines multidisciplinaires. L’exposition in est organisée au Musée national « elle est pensée comme un voyage immersif à travers les différents aspects de la mobilité culturelle, urbaine, historique, sociale et environnementale où chaque espace au Musée national présente une thématique spécifique et fonctionne comme un arrêt de lecture et de réflexion. Elle rassemble une sélection de photographie contemporaine, de création numérique et de séries d’images visuelles qui mettent en avant un monde mouvant, passé par le changement et la transformation du continent », explique Ikram Ben Brahim la directrice artistique. L’exposition off au Centre culturel de Bastos, accueille une démarche artistique internationale et des pratiques plus expérimentales afin de « tisser un dialogue interculturel et ouvrir le festival sur d’autres langages photographiques et d’autres sensibilités artistique ».

Conservation
Face à l’usure du temps, les images photographiques se dégradent. Les albums photos se détériorent. L’urgence aujourd’hui est la conservation de ce patrimoine mémoriel pour la postérité. Il revient à l’Afrique d’écrire son histoire. « Nous devons raconter notre histoire, archiver nos mémoires et se projeter vers le futur. Au Mali nous avons la chance d’avoir la maison africaine de la photographie, qui a des machines pour numériser, scanner les archives. Il y a aussi le projet Archievment qui invite tous les photographes et même les familles de se rendre pour archiver leurs albums photos », confie, Seydou Camara, photographe et directeur artistique au Mali.

Olivier Mbessité

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